Az első francia nyelvű leírások Közép-Európáról és a latin kereszténység keleti határvidékéről : Lannoy, Bouvier, Brocquière

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Sándor Csernus

Absztrakt

A la fin du Moyen Âge, la Chrétienté Occidentale vécut une série de crises. Cette situation fut aggravée par la menace extérieure turque pour les pays ocidentaux. Les pays de l’Europe Centrale et Orientale furent particulièrement exposés à ces attaques et considérés comme menacés par le développement de l’hérésie (hussite). Ces pays (notamment la Hongrie) ont profité de cette situation pour attirer l’intérêt des occidentaux : depuis la croisade malheureuse de Nicopolis, cette partie de l’Europe est devenue beaucoup plus importante aux yeux de l’Occident que prouvent également des récits de voyage du début du 15e siècle. Pour combattre les Turcs, on recourt à l’idée de la croisade. Ces croisades dites „tardives” ont attiré l’attention de la Chrétienté et conduit des armées des chevaliers occidentaux dans cette région. Ces chevaliers qui étaient allés s’entrainer sur les territoires de l’Ordre Teutonique („voyage de Prusse”) se sont réunis cette fois pour le „voyage de Hongrie”. La Bourgogne – par le nombre des victimes et par la capture de Jean Sans Peur – fut directement touchée par le désastre de Nicopolis. Désormais, pour les ducs de Bourgogne – et principalement pour Philippe Le Bon – la lutte contre les Turcs fut une affaire personnelle et une priorité de politique internationale. La Bourgogne était la seule puissance occidentale à participer activement aux entreprises militaires menées contre les musulmans : elle s’est considérée comme l’héritier le plus digne des croisés français des siècles précédents et fut le porte drapeau de la croisade. La composition de la bibliothèque des ducs de Bourgogne très orientée vers les affaires d’Orient et du „voyage d’Outre-mer” est également l’illustration de cet engagement profond. Les opérations bourguignonnes ont été bien préparées: des ambassadeurs, des voyageurs-espions étaient envoyés vers l’Est pour mieux connaître le terrain et évaluer les possibilités du succès d’une armée chrétienne. Les premiers voyageurs-ambassadeurs-diplomates qui allaient vers le Proche-Orient et qui ont rédigé leurs rapports également sur leur passage en Hongrie furent Ghillebert de Lannoy, Gilles Le Bouvier et Bertrandon de La Brocquière. Leurs informations sont précieuses sur la Hongrie et sur l’Europe Centrale. De Lannoy et de La Brocquière ont voyagé au service du duc de Bourgogne. La présente étude se concentre sur le personnage de Ghillebert de Lannoy et sur ses voyages en Europe Orientale, en Proche-Orient et en Hongrie. De Lannoy – future chevalier de la Toison d’Or – a joué un rôle très important à la cour du duc de Bourgogne, Philippe Le Bon. L’originalité de son rapport est due à son choix d’itinéraire. Il a choisi de partir sur les chemins des chevaliers de la « voyage de Prusse » (Prussen- reise) et a suivi la frontière orientale de la Chrétienté Occidentale. Ainsi, dans son rapport de voyage, il nous laisse des informations sur l’Ordre Teutonique, sur la Pologne, sur la Lituanie, sur les Russes et les Tartares et donne des impressions pré- cieuses sur ce terrain de rencontre des peuples d’Europe Orientale et ceux de la steppe. Sa description peu connue en Hongrie est moins „littéraire” que celles de Bertrandon de La Brocquière et de Gilles Le Bouvier, mais elle est très originale et rationnelle: c’est une source précieuse pour l’étude de l’histoire de cette région.

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